“Tout noir”, une plongée au cœur de la ville qui ne dort jamais
Immergez-vous au cœur de la nuit new-yorkaise, dans les années 70, avec ce superbe livre-frise découpé de 2,5 mètres de long, véritable jeu d’ombres et de lumière qui enchantera vos enfants.
Par Amandine Gombault
C’est l’été. L’orage s’est déversé sur Gotham City, assombrissant l’horizon ; un ciel que viennent par instants zébrer des violents éclairs. Une panne de courant a placé dans le noir l’ensemble du quartier. Tout est sombre. Seule la lueur d’une petite flamme éclaire le visage d’une fillette. Elle cherche sa maman. Avec trois allumettes en poche, elle part courageusement à l’aventure dans les rues de la Grosse Pomme. Entre autres rencontres, elle croise dans la pénombre un joueur de saxophone ou encore un girafon. A travers les fenêtres des immeubles, transparaissent parfois par inadvertance des courts instants de vie. Un homme s’employant à visser une ampoule, une maman rassurant son bébé, un couple d’amoureux… Ces scénettes découpées finement s’ouvrent comme un accordéon, déroulant l’histoire à la manière d’ un petit théâtre en papier.
Tout noir invite également les parents à s’improviser metteurs en scène, en se servant de ce délicat et très inventif « leporello » , présenté dans une large boîte d’allumettes. Il leur suffit pour cela, dans une chambre placée dans l’obscurité, de se munir d’une lampe de poche et d’y projeter ces buildings mystérieux, en ponctuant le tout d’un air de saxophone. Le petit spectacle d’ombres, de lumières et d’images poétiques qui viendra habiller les murs embarquera immédiatement petits et grands dans un voyage aussi intrigant qu’attendrissant. Un moment de partage unique qui incite les plus jeunes, que la nuit effraye parfois, à l’imaginer sous un autre jour !
Tout noir d’Amandine Piu et Gilles Baum, 29€90, Éditions Amaterra